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On regarde quoi cet été ?

Pour s’y retrouver dans la multitude de séries qui sortent chaque mois, l’équipe de Séries Mania vous propose une sélection parmi les nouveautés. On vous donne chaque fois trois raisons de les regarder. Et on n’oublie pas l’événement de ce mois-ci : le retour de Ryan Murphy avec l’adaptation du roman The Shards !

hAPPINESS

DÉJÀ DISPONIBLE – arte – 9x10MIN – France

💜Compétition Formats courts, Séries Mania 2026

Arrivée en France depuis six mois, Shadi oscille entre adaptation et solitude. A l’approche du Nouvel An iranien, sa rencontre avec Arezou, franco-iranienne solaire et spontanée, va bouleverser son quotidien. Leur amitié devient le terrain d’une quête de liberté et d’une stabilité qui semble toujours fragile, entre exil, amitié, amour et éveil politique.

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Parce qu’elle capture le déchirement lié à l’exil. Nul besoin d’avoir visionné le premier chapitre pour se laisser happer par cette suite qui se déroule à Strasbourg. Autrefois entourée en Iran, Shadi se retrouve seule en France à 21 ans, confrontée au choc culturel et aux difficultés de l’intégration. Son histoire révèle une réalité douloureuse pour les exilés politiques : quitter un régime oppressif ne suffit pas à trouver sa liberté.
  • Pour sa résonance avec l’actualité politique. La série témoigne de la crise iranienne en s’appuyant sur des situations très concrètes, qu’il s’agisse de l’emprisonnement de la meilleure amie de Shadi lors du mouvement Femme, Vie, Liberté, du silence imposé par les coupures d’Internet, ou du casse-tête pour envoyer des médicaments à sa grand-mère à Téhéran.
  • Pour son regard sur les amitiés au sein de la diaspora. La rencontre avec Arezou offre à Shadi une véritable bouffée d’oxygène et une légèreté précieuse qui vient rompre la solitude de son exil. Si le contexte politique s’invite parfois à leur table – notamment à travers les prises de position du père d’Arezou face à la révolte des femmes -, c’est avant tout l’énergie joyeuse de leur sororité qui l’emporte. 

elle

Déjà dispo – Prime video – une saison (8x50min) – états-unis

Avant qu’Elle Woods ne se retrouve comme un poisson hors de l’eau à Harvard, nous la découvrons en 1995, nageant dans les eaux tumultueuses du lycée où elle est confrontée à des amitiés compliquées, un amour interdit et des choix vestimentaires discutables. 

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Pour découvrir les origines d’une icône pop (et pour le pur “fan service”). On ne va pas se mentir, on a tous envie de savoir comment s’est forgé le mythe ! Le préquel de La revanche d’une blonde nous offre un vrai bonbon réconfortant en dévoilant les fondations de l’inarrêtable Elle Woods : la naissance de son assurance légendaire, l’origine de ses valeurs et son lien fusionnel avec sa mère (incarnée par la géniale June Diane Raphael). Le tout est évidemment saupoudré de clins d’œil jubilatoires au film de 2001, des prémices de son dressing rose signature jusqu’aux toutes premières apparitions de son mythique chihuahua, Bruiser.
  • Parce qu’on adore les teen dramas à la sauce 90s. La série promet d’explorer toutes les dynamiques captivantes (et parfois impitoyables) des années lycée. Entre le sportif star, la peste de service et les inévitables cœurs brisés, on plonge la tête la première dans un récit initiatique fun et ultra-coloré. Avec, en prime, une esthétique et une bande-son très nineties qui risquent fort de nous rendre complètement accros.
  • Pour l’équipe créative. Comme pour Lucky dont on va vous parler un peu plus bas, on retrouve ici tout le flair de Reese Witherspoon ! Si l’on pouvait légitimement redouter un énième revival uniquement pensé comme un gros coup marketing, la présence de Laura Kittrell aux manettes a de quoi nous rassurer. Savoir que cette scénariste, passée par la brillante comédie Insecure, est aux commandes du projet nous laisse espérer une écriture piquante et authentique pour redonner vie à cette héroïne culte !

THE BEST IMMIGRANT

dispo LE 03/07 – FRANCE TV – MINI-SÉRIE (5x45min) – belgique

💜Panorama international, Séries Mania 2026

Flandre indépendante, futur proche. Un nouveau gouvernement d’extrême droite décrète l’expulsion de tous les résidents nés à l’étranger. Pour Muna et Jamal, l’arrestation signifie la séparation forcée et le renvoi vers des pays différents. Le couple risque le tout pour le tout en participant à « The Best Immigrant ». Dans ce jeu de téléréalité impitoyable, les candidats doivent s’affronter pour obtenir le sésame : un permis de séjour.

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Pour son écho terrifiant avec notre réalité politique. Expulsions massives, rafles, destruction immédiate des cartes d’identité, enfermement dans des camps de transit : l’histoire de Muna et Jamal révèle comment la cruauté systémique peut finalement s’organiser en toute légalité, via des employés administratifs appliquant mécaniquement de nouvelles politiques. Un basculement soudain – rappel glaçant des années 1940 – qui nous alerte sur l’extrême fragilité de nos acquis démocratiques.
  • Pour sa critique de la société du spectacle. L’œuvre fait le pari glaçant de changer le pire des cauchemars en un show pailleté. La réalisation oppose le vernis ultra-clinquant du petit écran au drame absolu vécu par les personnages et dénonce ainsi notre époque habituée à consommer la misère humaine comme un simple divertissement.
  • Pour l’alchimie de ses acteurs principaux. Afin d’ancrer cette dystopie politique dans le réel, la série filme le quotidien d’un couple ordinaire dont la vie bascule du jour au lendemain. Portée par les performances des acteurs, l’authenticité de leur amour rend les personnages de Muna (Jennyfer Heylen), militante soudanaise, et Jamal (Farouk Ben Ali), éducateur sportif, immédiatement attachants. 

AFTER THE PARTY

DISPO le 10/07  – arte – MINI-SÉRIE (6x45min) – australie, nouvelle-zélande

🏆 Prix de la meilleure actrice originale du Panorama International 2024 pour Robyn Malcolm

Le monde de Penny s’écroule le jour où elle accuse son mari, Phil, d’avoir agressé sexuellement un ami de sa fille adolescente et personne ne la croit. Cinq ans plus tard, Phil revient d’Écosse et emménage avec la fille de Penny, Grace, et son petit fils. Grace supplie sa mère d’oublier le passé, mais quand Phil accepte un poste de professeur, Penny se voit obligée d’essayer de prouver sa culpabilité. Rejetée par son entourage, Penny doit choisir ce qui est le plus important pour elle : la vérité ou sa relation avec sa fille.

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Pour la performance magistrale de Robyn Malcolm, qui lui a valu le prix de la meilleure actrice du Panorama International ! Loin des héroïnes lisses, elle donne vie à Penny, une femme complexe, sans concession et d’une détermination sans faille. Face au déni de sa communauté, elle s’accroche à ses convictions avec une soif de justice viscérale, quitte à fragiliser douloureusement ses relations familiales et amicales.
  • Pour son écriture. La série s’éloigne totalement des facilités de l’enquête policière classique (il n’y a d’ailleurs aucun policier à l’horizon !) pour se concentrer sur l’ambiguïté d’une seule soirée : Penny a-t-elle réellement vu ce qu’elle affirme, ou est-elle une narratrice peu fiable ? Plutôt que de multiplier les rebondissements dramatiques, le scénario prend le temps de disséquer la méthode toxique du gaslighting et la lâcheté d’une communauté qui préfère détourner le regard pour préserver la paix. C’est une œuvre inconfortable, qui pousse le spectateur à douter en permanence de ses propres certitudes.
  • Pour le réalisme de sa réalisation. Grâce à sa photographie presque naturaliste, aux tons sépia, et son montage extrêmement fluide, la série nous fait presque oublier que l’on regarde une œuvre de fiction. Le résultat nous immerge si intensément dans la tension ambiante, sans chercher à nous en mettre plein la vue, qu’il  nous donne la troublante impression de mener l’enquête nous-mêmes, de l’intérieur. 

prisoner

DISPONIBLE LE 13/07 – mycanal – une saison (6x52min) – royaume-uni

Lorsqu’un convoi pénitentiaire est pris d’assaut sur une route isolée, Amber Todd, agente chargée du transfert, se retrouve prise au piège avec Tibor Stone – ancien tueur d’élite devenu témoin clé contre Pegasus, le réseau criminel qu’il a autrefois servi. Pourchassés par ce puissant conglomérat du crime et par des autorités corrompues, Amber et Tibor, deux inconnus que tout oppose, sont forcés de fuir ensemble…

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Pour retrouver Tahar Rahim à la télévision. Quelques années après Le Serpent, revoir l’acteur en tête d’affiche d’une série est un vrai événement. On l’adore dans des rôles psychologiques intenses, mais le voir débarquer dans un pur thriller d’action est pour le moins excitant ! L’idée de base est redoutablement efficace : en menottant l’agente pénitentiaire à ce dangereux détenu en pleine attaque armée, le scénario installe une tension immédiate. Dans la peau de cet ex-tueur d’élite en cavale, il s’essaie à un registre inédit pour lui, et promet de nous montrer une nouvelle facette de son talent.
  • Parce que la série transforme une cavale explosive en une vraie réflexion sur le pouvoir. La série dresse en toile de fond un portrait sombre des institutions : entre Pegasus, un intouchable conglomérat du crime, et la NCU, une unité de police gangrenée par des agendas secrets et soumise à une forte pression politique, le système tout entier se révèle défaillant. C’est dans ce contexte que notre duo tente de s’affranchir d’un système corrompu à tous les niveaux.
  • Pour son équipe de choc. Pour donner la réplique à Tahar Rahim, cette production britannique s’est offert une distribution internationale. C’est Izuka Hoyle (The Chef) qui incarne l’agente qui lui tient tête, bien entourée par Eddie Marsan (Ray Donovan), Leonie Benesch (The Crown), Catherine McCormack (Slow Horses) ou encore Finn Bennett (True Detective). Et le niveau est tout aussi élevé derrière la caméra : le scénario est signé Matt Charman (nommé aux Oscars pour Le Pont des espions) et la réalisation confiée à Otto Bathurst (Peaky Blinders). 

lucky

DISPONIBLE LE 15/07 – apple tv – une saison (7x50min) – états-unis

Une jeune femme, qui pensait avoir laissé derrière elle sa vie de criminelle, doit renouer avec son côté sombre une dernière fois afin d’échapper à cet obscur passé.

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Pour son casting. Déjà le duo star  Anya Taylor-Joy – qu’on n’avait pas vu en tête d’affiche d’une série depuis Le Jeu de la dame – et Drew Starkey – la révélation d’Outer Banks – donne immédiatement envie ! Et ils sont par ailleurs entourés d’une équipe prestigieuse qui finit de nous convaincre : Annette Bening (American Beauty), Timothy Olyphant (Justified) et Aunjanue Ellis-Taylor (Dans leur regard).
  • Pour son esthétique flamboyante. Avec ses séquences d’action dans un Las Vegas nocturne saturé de néons multicolores et le look ultra-stylé de son héroïne Lucky mélange les genres, à mi-chemin entre thriller et film de casse. Une ambiance électrique qui promet de claquer à l’écran !
  • Parce que c’est la nouvelle pépite dénichée et produite par Reese Witherspoon, via sa société Hello Sunshine. Et on commence à bien connaître la recette magique de l’actrice-productrice : quand un roman devient un coup de cœur de son célèbre club de lecture, c’est presque toujours la garantie d’une adaptation de grande qualité, à l’image de Daisy Jones & The Six ou Little Fires Everywhere. Cette fois, elle adapte à l’écran le best-seller de Marissa Stapley, Lucky.

tip toe

DISPONIBLE LE 13/08  – hbo max – MINI-SÉRIE (5x45min) – royaume-uni

Deux voisins de Manchester, Leo, propriétaire d’un bar sur Canal Street, et Clive, électricien père de deux fils, voient leurs vies basculer quand les tensions sociales s’intensifient et que de simples désaccords dégénèrent.

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Pour l’écriture de Russell T. Davies. Si vous aviez déjà versé des larmes devant It’s a Sin et Years and Years, sachez que le showrunner n’a pas fini de vous malmener. Lors de sa masterclass à Séries Mania, il a lui-même prévenu qu’il s’agissait de l’histoire la plus sombre qu’il ait jamais écrite. Il y dépeint une société où les repères s’effondrent et où la bienveillance peut se retourner contre chacun, les forçant à constamment marcher sur des œufs.
  • Pour le portrait qu’il dresse d’une société toujours plus fragmentée. À travers le face-à-face entre Leo (Alan Cumming, The Good Wife, X-Men) et son voisin Clive (David Morrissey, The Walking Dead), la série utilise une querelle de voisinage pour illustrer le choc entre deux visions du monde radicalement opposées. D’un côté, une communauté qui lutte pour sa visibilité et ses droits ; de l’autre, une masculinité fragilisée par la solitude et la radicalisation en ligne.
  • Pour son atmosphère de thriller suffocant. Tout commence par un geste banal : confier son double de clés à son voisin. Ce simple échange transforme une cohabitation jusqu’ici cordiale en un véritable cauchemar. Au fil des cinq épisodes, la série explore l’idée terrifiante de ne plus être en sécurité chez soi après avoir, par nécessité, ouvert sa porte à un étranger. 

gomorra : les origines

disponible le 24/08 – mycanal – une saison (6x50MIN) – ITALIE

Dans les années 1970, Pietro Savastano, un gamin des quartiers défavorisés de Secondigliano, survit avec ses amis en écumant la ville à scooter et en multipliant les petits larcins. Son rêve : devenir comme Angelo, le « roi » du quartier. Lorsqu’il parvient à se faire remarquer par le jeune caïd, Pietro est entraîné dans un jeu de pouvoir qui le dépasse. Bientôt, il se demande si cette vie de violence et de crime est vraiment la sienne, ou si l’amour qu’il porte à Imma pourra encore le sauver.  

3 RAISONS DE LA REGARDER

  • Pour découvrir la genèse d’un personnage culte. Tout comme on l’a fait avec la jeunesse tout en rose d’Elle Woods un peu plus haut (décidément, c’est la saison des préquels !), on adore découvrir comment se forge un mythe. Seulement ici, on change radicalement d’ambiance pour plonger dans le passé sombre de Pietro Savastano. La série va enfin nous dévoiler comment cet enfant des rues a basculé pour devenir l’un des antagonistes les plus redoutés de la mafia.
  • Pour son immersion totale dans le Naples de 1977. Ce décor n’est pas là juste pour le plaisir d’une esthétique rétro. À cette époque, la ville traverse plusieurs difficultés : crise économique, abandon de l’État, et surtout, mutation ultra-violente de la mafia locale qui passe à la vitesse supérieure. Ce contexte sociopolitique sert de moteur à l’intrigue, et transforme les rues de la ville en un huis clos où la violence devient l’unique moyen de survie.
  • Parce qu’elle promet de nous mettre la même claque visuelle que son aînée. On le sait, reprendre le flambeau d’une série mère aussi saluée, c’est un défi. Mais on retrouve à la production le duo déjà derrière le succès de la série originale. La réalisation est confiée à Marco D’Amore, l’interprète de Ciro, qui avait déjà prouvé son talent derrière la caméra sur plusieurs épisodes et sur le film dérivé L’Immortel. Que vous soyez un fan de la première heure prêt à retrouver la noirceur de l’univers Gomorra, ou un nouveau spectateur, l’expérience visuelle s’annonce grandiose !
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