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Le journal du festival

Chaque matin, les étudiants de l'Académie ESJ nous racontent leur journée passée à SERIES MANIA

Jour 9 : samedi 5 mai

Samedi 5 mai, un sentiment de tristesse mêlé à un brin d’excitation pointe le bout de son nez puisque le festival série mania s’achève aujourd’hui. Tristesse puisqu’une belle aventure prend fin marquée par une profusion d’émotions des rires au pleurs ou de l’étonnement à la peur. Mais aussi marquée par des découvertes et des rencontres avec des acteurs, des bénévoles, des réalisateurs ou même des spectateurs. Et excitation puisqu’il reste encore une journée pour s’émerveiller, aimer, détester, s’amuser ou encore s’ennuyer. Une dernière journée, faite d’événements plus incroyables les uns que les autres : Aller regarder la projection de « Nu », rencontrer les acteurs de Plus Belle la Vie et surtout connaitre les séries récompensées par des prix et aller danser au Tripostal toute la nuit. Retour sur ce 9ème jour plein de rebondissements.

 

La comédie The Marvelous Mrs Maisel unanimement saluée par le public

Malgré un temps resplendissant, la salle de l’UGC faisait presque salle comble hier pour la dernière projection de The Marvelous Mrs Maisel. Pierre Langlais, le journaliste de Télérama venu présenter la série, a tout de suite rassuré le public : « Vous avez bien fait, c’est une vraiment très belle série ». Diffusée depuis 2017 sur Amazon Prime Video, la comédie créée, écrite et réalisée par Amy Cherman-Palladino (Gilmore Girls) nous plonge dans le New York des années 1950. A mi-chemin entre Mad Men et une comédie musicale, The Marvelous Mrs Maisel relate l’histoire de Miriam, une épouse parfaite qui se découvre un talent pour le stand-up et prend son indépendance.

Récompensée du Golden Globes de la meilleure série télévisée musicale ou comique, The Marvelous Mrs Maisel possède selon Pierre Langlais « un rythme narratif très particulier ». Il compare Amy Cherman-Palladino à Aaron Sorkin (The West Wing, The Social Networks, Steve Jobs), tant la série joue sur la rapidité. Comme s’il en fallait davantage pour convaincre l’audience de dévorer la première saison, le journaliste vante « des personnages finement dessinés et remarquablement interprétés ». Et il semble ne pas s’être trompé. Pendant toute la séance, le public a ri aux éclats. Vivement la saison 2 !

Léa GUYOT

 

L'AVENIR DE LA SERIE FRANCAISE SE DESSINAIT CE SAMEDI

En cette dernière journée de l'édition 2018 de Séries Mania, le festival est fier de présenter sa 3ème année consécutive de partenariat avec la Femis, école de cinéma réputée. L'école a en effet instauré en 2013 un cursus spécifique à la « création de séries TV » accessible en fin de parcours. 3 sur 10 scénarios proposés par les étudiants ont été réalisés et présentés au Majestic à 14h30. « Cette formation est très enrichissante, explique un des trois créatrices présentes, car elle nous apprend à la fois le processus d'écriture très spécifique d'un scénario de série, mais aussi comment passer de l'écrit à l'écran, nous initiant au métier de showrunner. » Des scénaristes en herbe ayant carte blanche donc, condition qui se retrouve dans le choix large des sujets abordés : communauté féministe indépendante d'anciennes détenues, fils de superhéros en proie aux dilemmes habituels de l'adolescence, et tentative de stand-up chez une femme en perte de repère. « Il s'agit d'une réelle chance pour nous de pouvoir mettre sur pied un projet professionnel impossible dans un contexte différent », conclut une ancienne élève.

Leila BRUGERE

 

DERNIER CHAPITRE DE SERIES MANIA

Et enfin, pour mettre fin à cette semaine dense et riche en émotions avait lieu ce samedi soir le dernier événement officiel de tout bon festival qui se respecte, soit la cérémonie de clôture. Au Nouveau Siècle, dès l'ouverture des portes, parterre, mezzanine et balcon étaient noirs de monde. Équipes du festival et des films en compétition, partenaires et politiques, tout le beau monde était installé dans les premiers rangs, certains en robe de soirée et costume, s'il vous plaît ! Le public lillois a quant à lui été salué à de nombreuses reprises par le maître de cérémonie de la soirée, Jonathan Lambert. Après les discours officiels dont notamment celui de Laurence Herszberg, directrice générale de Séries Mania, les remises de prix successives se sont déroulées entre extraits projetés, blagues potaches mais bien accueillies du présentateur, problèmes exagérés de traduction et mains tremblantes d'émotion. Le jury de ce festival ayant accueilli plus de 50 000 spectateurs, présidé par Chris Brancato, a finalement choisi de décerner le Grand Prix à la série israélienne On the Spectrum à travers les mains du Prix Goncourt 2013, Pierre Lemaitre. Relevons cependant les séries, italienne pour Il Miracolo et australienne pour Kiki and Kitty, ayant été récompensées de plusieurs prix chacune. Soirée chargée donc, finissant en beauté avec la projection de deux épisodes de Babylon Berlin, nous plongeant dans les années folles de la capitale allemande. Rendez-vous était néanmoins donné pour les plus motivés au Tripostal, sur une piste de danse ouverte jusqu'au bout de la nuit, pour noyer le chagrin de ce festival fini trop tôt.

Leila BRUGERE

 

 

Arthur’s Law ou la Loi de Murphy venue d’Allemagne

Arthur’s Law, série présentée hier au forum des professionnels au Grand Palais retrace la vie d’Arthur, marié à une femme exécrable avec lui et obnubilée par l’argent, est contraint de vivre une vie jonchée de catastrophes contre son gré. Cette comédie allemande nous plonge dans un univers de poisse constante où Arthur va, par exemple, aller jusqu’à se couper la main pour toucher l’argent d’une assurance ou encore tuer un homme de la mafia chez lui sans le vouloir.

Côté histoire, on ris en s’identifiant au personnage attachant qu’est Arthur, mais on ressent de la pitié pour cet homme sur qui le monde entier a décidé de s’acharner.
Côté technique, on remarque une vraie recherche dans la prise de vue et dans la qualité des images ce qui permet d’encore mieux apprécier cet humour cynique.

Carla LORIDAN

 

La folie pour PBLV

Au Tripostal, la foule se pressait pour apercevoir les 3 acteurs du célèbre  feuilleton français Plus Belle La vie : Elodie Varlet, Caroline Riou et Joakim Latzo. Beaucoup d’émotion dans l’air pour de nombreux fans. Des yeux qui pétillent, des déclarations d’amour, parfois même quelques larmes qui coulent, mais surtout des sourires jusqu’au oreille furent visible dans tout le public. Motus et bouche cousue pour les acteurs, qui n’ont rien révélés sur la suite des évènements dans la série, malgré les nombreuses interrogations du public. Les photos furent prises en face du décor mis en place à cet effet, représentant le bar culte de la série, en prenant leur temps et en ayant toujours une parole bienveillante pour chaque fan. Les acteurs de Plus Belle la Vie aussi chaleureux dans la série que dans la vie ont ramené le soleil marseillais dans le Pas de Calais.

Magali RAFFLENBEUL

 

La Première édition de Série Mania Lille est déclarée close. Cette dernière a connu un véritable succès avec 3000 visiteurs par jour au Tripostal, plus de 50 000 spectateurs venus assister à tous ces événements ou encore 300 journalistes venu couvrir le festival. Alors merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la création et au bon déroulement de ce festival. Et pour tout ceux qui n’ont pas pu visionner toutes les séries ou qui voudraient simplement voir la suite de ces dernières, la plupart sont à retrouver courant été sur vos mobiles ou sur vos ordinateurs. On se donne rendez vous l’année prochaine pour encore plus de séries, de soirées et de surprises.

Jour 8 : vendredi 4 mai

Pour l’avant dernier jour du festival, vos apprentis journalistes préférés ont affronté cannibalisme, nudité et larmes de sang. Tout ça pour vous raconter les prochaines séries sur vos écrans, un « miracle » audiovisuel et le hip-hop sous toutes ses formes.

 

Candice Renoir : la commissaire coup de cœur

L’arrivée de Cécile Blois, aussi connue par son personnage de  Candice Renoir, n’est pas passée inaperçue au festival série mania hier après-midi. D’abord présente lors d’une séance de dédicace au Tripostal, toute l’équipe a présenté en avant première les épisodes 3 et 4 de la nouvelle saison de Candice Renoir. L’équipe ne pouvait que se réjouir de voir la salle remplie de monde et débuta avec un petit question / réponse. Cécile Blois, charmante aussi bien à l’écran qu’en réalité, a parlé de son expérience lors du tournage, de la bonne ambiance entre les acteurs et de son casting pour la série. La parole fut ensuite laissé au producteur artistique, qui se révèle être à l’origine de toutes les péripéties que connaît Candice dans la série … Il a d’ailleurs laissé passer quelques infos croustillantes : une 7 saison est en cours d’écriture et une 8ème envisageable. Quand à la question si Candice restera une femme désespérément seule, même s’il restait extrêmement évasif, il promet une histoire d’amour très prochainement. Un petit mot sur les épisodes montrés en avant première : ils restent dans la continuité de la série et fidèle à l’esprit. Il seront très vite disponibles sur France 2. En attendant rien ne vous empêche de recommencer à l’épisode 1.

 

Des histoires à la cherche d’une adaptation à l’écran.

Fondée par Nathalie et Laura Kniazeff, Best-seller to Box-office est une plate-forme internet qui fait le lien entre l’édition littéraire et la production audiovisuelle. Elles avaient sélectionné 5 agences ( Bonnier Rights, PNLA Agency, OpCit, Blake Fiedmann Literary Agency et Mediatoon), chacune venues pour nous présenter une adaptation possible de leurs livres. 
Le premier livre, Offrens Offer (Victimes) nous vient de Suède. Écrit par Bo Svernström, ce roman policier psychologique nous plonge dans l’univers lugubre d’un crime remplit de rebondissements.
Seconde présentation, provenant d’Italie cette fois, Un Attimo Prima (L’instant d’avant) de Fabio Deotto. Mélange intriguant entre Black Mirror et Shutter Island, cette dystopie se démarre avec une question : Que deviendrait le monde si la capitalisme s’effondrait ?
Côté France, 2 livres sont mis à l’honneur. Les Yeux de Slimane-Baptiste Berhoun, une thriller surnaturel qui prend place dans un asile psychiatrique et Les Pluies de Vincent Villeminot, une histoire de survie post-apocalyptique suite à une chute de pluie qui a inondé la planète.
Et enfin partons de l’autre côté de la Manche pour le dernier ouvrage, Little, biopic de la vie de Mme Tussaud (la créatrice du musée Mme Tussaud) enfant vivant dans la période de la Révolution française.

 

Ces séries françaises à venir sur nos écrans

Commençons avec ARTE et son projet très prometteur, Proud. Une histoire d’amour sur trois générations qui s’illustre en représentant des moments forts de l’évolution des droit LGBT. Diffusée pour la première fois jeudi soir sur la chaîne, cette mini série créée par Philippe Faucon se veut pleine d’espoir et portant un message « Je voulais illustrer la génération dans laquelle j’ai vécu » déclarait la productrice de la série.
Autre série phare d’ARTE, The Inside Game. Ce thriller politique engagé dénonce les usages de pesticides de la part de grandes entreprises comme Monsanto.
Du côté de France Télévision et plus précisément France 3, nous sommes plongés dans la disparition de Manon à travers un drame familial et psychologique, Apparences.
Puis, France 2, nous a présenté deux séries à venir sur nos écrans. Philharmonia, un thriller psychologique basé dans la Philharmonie de Paris qui suit le destin d’une femme chef d’orchestre.
Et enfin, Maman à tort, en compétition dans la catégorie française de ce festival. Arriveriez-vous à croire un enfant de quatre ans s’il vous assure que sa maman n’est pas sa vraie mère ? Voici le pitch de cette série adaptée du roman de Michel Bussi.

Cette programmation, illustrée par des trailers, a montré que la France est un acteur clef sur la scène des séries internationales.

 

Hip-hop et séries : deux tables rondes sur le thème des ghettos, de la musique et des minorités

Au Flow, sur la scène, cinq personnes. Rokhaya Diallo, journaliste, écrivaine a animé les discussions, annoncé les extraits diffusés. Le premier sujet est plutôt axé américain. Karim Madani, journaliste musical, Julien Talpin, chargé de recherche à l’université de Lille, Peter Marquis, professeur d’études américaines et Raphaël Nieuwjaer, critique de cinéma discutent de The Wire, Breaking Bad, Treme ou Oz autour du multiculturalisme, du ghetto et du rôle des hybridations musicales dans les séries policières des États-Unis. Conclusion de ce débat, par Peter Marquis : « Le hip-hop est le jazz d’aujourd’hui, ce n’est pas tant sa forme que sa fonction qui compte ».

La deuxième table ronde tentait de se rapprocher de l’Europe. Emmanuelle Carinos, doctorante en sociologie, Benjamin Campion, journaliste de Libération, Pierre Langlais, journaliste chez Télérama et James Izeray, rappeur lillois. On cite Gomorra en Italie. Mais le constat est fait : bien peu de séries en France abordent la question du hip hop, contrairement aux États-Unis, où dès les années 1990 avec le Prince de Bel-Air, les rappeurs deviennent des sujets à part entière des séries. Bloqués, Les Lascars, quelques apparitions dans Insoupçonnable ou Mafiosa : le tour des productions laissant une place à cette musique, pourtant très populaire, est rapidement fait. « Pourtant, on a une des scènes rap les plus actives, c’est la deuxième scène mondiale » déplore Rokhaya Diallo.

 

Patricia Moore : la série anti-vegan

Découverte d’une série à l’ambiance des plus dérangeantes. Patricia Moore raconte l’histoire d’une jeune femme qui sert d’appât au cœur d’une famille de cannibale. Le contraste entre ses sentiments pour Tobby, un jeune garçon de la ville et son approche face au monde extérieur nous laisse sans voix. En effet, le réalisateur a cherché à nous montrer les aspects horrifiques du cannibalisme sans faire passer les personnages pour des monstres. Ainsi, on voit le point de vue d’une fille qui reconsidère les humains non comme du bétail mais comme de réels êtres vivants. Sans tomber dans les clichés de l’horreur, cette série est une bonne comparaison avec le film français « Grave » de Julia Ducournau. Une série Blackpills à l’avenir prometteur, à retrouver à partir du 4 juin sur vos mobiles.

 

Quand se mettre au nu n’est plus une expression

Projection d'une série dont le nom et les extraits ont semblé prometteurs, à la vue du nombre important de spectateurs à l'UGC ce vendredi après-midi. « NU » à 17h30 en présence de l'équipe artistique, séance qualifiée par un représentant d'OCS comme étant « sans doute la plus rock'n roll du festival ». La sortie du coma en 2026 pour un homme, se réveillant dans une société intermédiaire entre dystopie et notre monde actuel, rappelle la série Black Mirror. En effet, après la Loi de Transparence passée en 2022, tout citoyen a pour interdiction de porter des vêtements en public. « La nudité physique apparaît certes comme le premier enjeu, explique le réalisateur Olivier Fox, mais d'autres problèmes plus profonds se dévoilent, comme celui d'une société ultra-sécuritaire, justifiée par cette excuse de transparence. » D'un point de vue plus technique, les acteurs révèlent avoir pris le projet au départ comme une plaisanterie, mais qu'ensuite le tournage a été si rapide qu'ils n'ont pas eu le temps de se poser des questions. Tant mieux me direz-vous, pour avoir la chance d'apprécier cet OVNI à la fois comique et bien plus profond que prévu.

 

Véritable miracle pour la série italienne éponyme ?

Ambiance lourde et hypnotisante pour la projection de Il Miracolo, série italienne mélangeant pouvoir, religion, violence et fantastique. Au Nouveau Siècle à 20h étaient présents un des réalisateurs, Niccolo Ammaniti, et l'acteur principal au rôle de Premier Ministre, Guido Caprino. Une Madonna pleurant des larmes de sang au rythme de plusieurs litres par heure, voilà le point de départ de la série. Un choix du complexe, avec à la fois volonté de mélanger les genres, travail collectif à 3 réalisateurs et dualité manichéenne à l'équilibre fragile se retrouvant chez tous les personnages. Cette série qui trouve sa genèse dans un fait divers reconnu comme erroné, clamant au miracle chez une Vierge sanguinolente, interroge chacun et chacune sur son rapport au surnaturel, soutenu par une bande-son particulièrement intense.

 

Le hip hop à l'honneur à la soirée Get Down

Hier soir, le Flow proposait à la Gare Saint-Sauveur une dernière soirée avant la clôture du festival. Sur le thème du "hip hop rétro", le Centre Eurorégional des Cultures urbaines a réuni de nombreuses personnes dans une ambiance festive.

En hommage aux origines du mouvement,  l'événement s'est inspiré de la série Netflix "The Get Down". Au programme : DJ Sets, vidéos, mais aussi des battles de danse très appréciées du public. Dans une ambiance chaleureuse, les pros du break dance se sont mélangés aux amateurs, venus profiter de la musique et du cadre. Quoi de mieux pour terminer la semaine ?

 

Léa GUYOT,  Leila BRUGERE, Amélie ALLEGRET et Magali RAFFLENBEUL, Carla LORIDAN et Judith BARBE

 

C’était l’avant-dernière fois que vous nous lisiez. Nous savons que ça vous rend super tristes, donc ne ratez surtout pas notre compte-rendu de samedi avec au programme les acteurs de Plus Belle la Vie, la série Babylon Berlin et surtout la cérémonie de clôture avec remise des prix.

Jour 7 : jeudi 3 mai

Ce jeudi 3 mai a définitivement été un défi quasiment insurmontable, mais néanmoins relevé avec bravoure et une bonne dose de fatigue par vos journalistes qualifiés. Série britannique témoin d'adolescence, réflexion sur le changement de perception des séries françaises, rencontre de grands noms, adaptation à l'écran d'un meurtre et enfin soirée plus musicale, tel est le résumé du festival grand public du jour. Cependant en exclusivité mondiale, votre équipe a également pu se faufiler entre les murs du forum professionnel édition 2018, après la cérémonie d'ouverture ayant eu lieu la veille, et vous dévoile le contenu de cet espace inaccessible.

 

FESTIVAL OFFICIEL

 

Rencontre avec Charlie Covell, la créatrice de The End of the Fucking World

La scénariste et actrice britannique était de passage à Lille cette semaine pour assister au forum professionnel du festival et pour partager son expérience avec le public     . Avant d’adapter le roman de Charles Forman pour Channel 4 et Netflix, Charlie Covell a joué dans les séries Marcella et Banana. Hier, à l’UGC, elle a évoqué sa rencontre avec le célèbre producteur Russel T Davies (Doctor Who), qui a fait décoller sa carrière en lui proposant d’écrire pour des épisodes de séries.

Pendant une heure et demie, Charlie Covell est revenue sur son processus d’écriture, en compagnie d’Iris Brey, une journaliste de France Culture. La jeune-femme a pu aborder l’importance qu’elle attache aux questions de sexualité, de consentement, de représentation des LGBTQ et de déséquilibres mentaux. Des sujets qui peuvent s’avérer difficiles, mais qu’elle tâche toujours de traiter avec humour. Pour Charlie Covell, « le rire rend le sujet plus palpable ».

Sa série The End of the Fucking World a été encensée par la critique. Pourtant, elle confesse que « personne ne pensait que ce serait un tel succès ». Les huit épisodes de la première saison relatent une « histoire d’amour non-conventionnelle, semi-romantique et platonique » entre James et Alyssa. Charlie Covell a « puisé dans ces expériences d’ados » pour créer la série, inspirée de Paris Texas, Thelma et Louise, Twin Peaks et Fargo. La scénariste décrit The End of the Fucking World comme « audacieuse, sombre et avec une touche de légèreté ». Reste à savoir si elle sera reconduite pour une seconde saison.

Léa GUYOT

 

Les séries Françaises tournent en boucle

Cet après midi s’est déroulée une conférence sur « La révolution des séries françaises a-t-elle vraiment eu lieu ? ». Celle-ci était présidée par Pierre Langlais de Télérama et animée par cinq membres de l’Association française des critiques de séries (ACS). Malgré le fait que les séries françaises connaissent une audience grandissante de nos jours comme Capitaine Marleau, les membres de l’ACS étaient plutôt pessimistes concernant le fait qu’elles aient connu une réelle révolution. En effet, selon eux, ces dernières exploitent toujours les mêmes vieilles recettes comme l’utilisation d’un personnage fort, du genre policier, et manquent cruellement de diversité. A cela s’ajoute un faible nombre de séries destinées « aux jeunes » et le fait que peu d’entre elles sont représentatives de la société française, à l’exception de Plus Belle la Vie. Donc les séries françaises n’ont pas vraiment connu de révolution selon ces critiques de séries. Et elles ont tendance à stagner, c’est à dire à connaître quelques avancées puis à faire dix pas en arrière ensuite. Comme avec la série Les Revenants qui avait connu un énorme succès avec la saison 1 mais qui a été « massacré » à cause d’une durée de trois ans d’attente entre chaque saison. Mais malgré toutes les lacunes des séries françaises, certaines sont des réussites notamment celles d’Arte et d’OCS, constatent les critiques. L’avenir nous dira si la France arrivera un jour aux chevilles des autres pays tels que l’Angleterre ou l’Amérique.

Amélie ALLEGRET

 

Kad Merad, baron noir mais surtout humoriste

C’était hier au tour de l’équipe de Baron Noir de passer à l’UGC pour une rencontre avec les festivaliers. Si Thomas Bourguignon, producteur de la série, était également présent, c’est bel et bien Kad Merad qui était sous les feux des projecteurs. En effet, c’est à coups de blagues que s’est déroulé cet entretien d’une heure seulement pour permettre ensuite à l’acteur de retrouver ses fans au Tri Postal pour une séance de dédicaces. Pendant cet entretien, l’acteur aura prouvé une fois de plus qu’il était capable de faire rire le public devant Marianne Behar, journaliste à L’Humanité, qui tentait tant bien que mal de garder son calme. « Je ne me prends pas au sérieux » explique-t-il. Alors que l’acteur affirmait en début de rencontre que la saison 3 était en préparation, il a également annoncé le prochain film dans lequel il jouera un entraîneur de football dans une équipe féminine.

Thibault PETIT

 

Quand la France se met à la Sciences fiction

Attention spoiler, le résultat est superbe !

Dans un futur proche, la mort est retardée par un processus de régénération. Une fois passé dans un bassin peu attrayant au lueurs bleues, les cellules de votre corps se régénèrent. Ainsi il parait tout à fait normal que des personnes de 90 ans aient l’apparence de jeunes de 20 ans ou qu’un policier prenne sa retraite après avoir fait 3 fois 33 ans de carrière par exemple…

Voilà le pitch d’Ad Vitam, mélange parfait entre une dystopie qui dénonce des thématiques actuelles et le jeu d’actrice grande actrice qu’est Garance Mariller.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Lors d’une soirée, des adolescents sont retrouvés tués d’une balle dans la tête sur la plage (on apprendra par la suite qu’il s’agit d’un suicide collectif).

Au milieu de tout ça, Christa, 24 ans, enfermée dans un centre pour avoir déjà tenté de se suicider essaye d’échapper à cette société trop futuriste, où elle ne sent pas à sa place, en s’alliant avec un poiler chargé d’enquêter sur ce suicide collectif.

La réaction des spectateurs est sans appel : « Merci de faire vivre la science fiction à travers une série de genre française» s’exclamait un jeune homme dans le public.

Carla LORIDAN

 

The City & The City : une adaptation d’un livre et d’une réalité

2 villes : l’une en déclin Beszel et l’autre en expansion Ul Qoma. Les habitants ne peuvent ni se voir ni s’entendre entre les deux villes. « Ça ressemble beaucoup à ce qu’il se passe à Londres, et même sûrement à Paris » affirme Toni Grisoni jeudi à l’UGC. « Il y a une réalité qui existe parallèlement à vous mais qu’on vous a appris à ne pas voir ». Cette série évoque des problèmes contemporains : la peur des autres et le manque de communication dans un monde ultra-connecté. L’aspect politique est présent dans cette série mais le scénariste britannique explique que ce n’est pas le cinéaste qui va aider une cause sociale, le film peut seulement traiter du sujet. Il espère tout de même que le message passe, même si sa raison lui chuchote qu’une série télévisée ne pourra pas faire la différence, elle parlera toujours à une même audience.

Charlotte SEBIRE

 

Rendez-vous nocturne à l'Apéromix

20h, horaire officiel de rendez-vous à la Gare Saint Sauveur pour un certain « apéromix » très attendu. Mais les lillois, peut-on les blâmer, préfèrent profiter encore des derniers instants du soleil se reflétant dans leur bière, assis en petits cercles sur le parvis. Quelques heures plus tard, l'ambiance n'est plus la même. Le parvis est toujours bondé mais l'intérieur du bistrot St So aussi. Les spots en zigzag habituels, diffusant une lumière rouge, se fondent bien dans l'ambiance inspirée de la série Stranger Things ; tout comme les sonorités lancinantes semblant sortir d'un autre monde sur lesquelles clubbent bon nombre de participants. Les deux bars extérieurs au dessus desquels flottent des guirlandes d'ampoules respectent le thème ; et étrangement l’œuvre d' Humberto Diaz pour l'expo Holà Cuba aussi, avec sa voiture à moitié noyée dans les graviers, semblant plonger dans l'upside down.

Leila BRUGERE

 

 

FESTIVAL OFF : FORUM PROFESSIONNEL

 

SeriesLab rassemble : rencontre créative et solidaire

« SeriesLab est un projet axé sur le développement de concepts » explique Nicola Lusuardi, directeur de SeriesLab. Le but est de combler le fossé entre les scénaristes et l’industrie télévisuelle. Le programme est une longue procédure de sélection où 9 sur 101 candidatures du monde entier ont été retenues pour être présentées. Francesco Capurro a introduit la conférence jeudi au Grand Palais. Après une première phase d’élaboration des projets soutenus par SeriesLab et Writers Campus, les producteurs et scénaristes ont montré le travail réalisé, répondu aux questions du public et ont exprimé leurs besoins de financement ou de spécialistes. 7 des 9 séries sélectionnées en 2017 sont actuellement en cours de développement, preuve de l’efficacité de la rencontre et de la qualité des productions présentées.

Charlotte SEBIRE

 

« Empowerment » féministe à Séries Mania

Six femmes sur scène, occupant des postes de productrices, showrunners et autres métiers à responsabilités, et conversant sur la place des femmes dans l'industrie des séries ? Le tout ne pouvait qu'aboutir à un espoir concernant l'avenir de l'égalité des genres au sein de ce secteur. Après un récapitulatif sur les données – très peu nombreuses – à disposition sur le sujet, et reflétant un accès minoritaire pour les individus non-masculins à la fois devant et derrière la caméra, le tour de table a porté sur les actions à venir. En France, l'idée d'un projet pour 2020 de parité effective au sein des décisionnaires culturels a été créée en réponse à l'affaire Weinstein, ainsi qu'un projet d'observatoire sur la question ; alors que le gouvernement suisse oriente ses politiques publiques dans ce sens depuis les années 2000. Les showrunners américaines présentent leur collectif Woolf Pack, partageant entre elles témoignages et entraide. « Chacun a des préjugés inconscients sur le genre à cause d'années de patriarcat. », conclut la productrice Paula Vaccaro. « Engager des femmes n'est pas un acte de charité, mais bien une question de compétences. »

Leila BRUGERE

 

Les séries se tournent vers l’Europe le temps d’une journée au Grand Palais

«L’objectif de Lille Transatlantic Dialogues est de créer un dialogue pour forger des liens entre les États-Unis et l ‘Europe. »

Voici les mots prononcés par Rodolphe Belmer, président du festival Séries Mania, ce matin au forum professionnel du Grand Palais pour ouvrir cette journée de conférences et de débats autour de l’exportation des séries sur le podium international.

Entre invités et thématiques contemporaines, voici un résumé des différentes interventions ayant eu lieu tout au long de la journée.

Commençons tout d’abord avec Stéphane Richard, PDG d’Orange. Orange c’est avant tout un grand opérateur mais pas seulement. Avec un système de vidéo à la demande, une chaîne innovante qui fête ses 10 ans OCS et une société de production Orange Studio, ce grand distributeur a redéfini ses ambitions : qualité, innovation et technologie pour se développer davantage à l’international.

« OCS a été la première chaîne à diffuser des séries américaines sans trop de décalage par rapport aux États-Unis. » rappelle Stéphane Richard. En effet, grâce à son accord d’exclusivité avec HBO, OCS trouve sa place dans le panel des grandes chaînes payantes aux côtes de Canal + et Netflix.

Second invité de la matinée, Paul Lembrechts, PDG de VRT, entreprise chargée du service public de la radio et télévision de langue néerlandaise pour la Communauté flamande de Belgique, était venu illustrer la force culturelle flamande à travers la série Tabula Rasa.

Investir pour créer des partenariats internationaux est une problématique majeure pour des entreprises comme VRT ou Orange. Pour cela, Paul Lembrechts mise sur les séries télévisées dramatiques comme ici avec Tabula Rasa, qui, pour lui, sont un moyen de créer des liens entre les spectateurs, le drame étant un genre très populaire surtout dans les Flandres.

« Les Flamands ont eu l’idée de plier une clarinette pour en faire un saxophone et un certain artiste de dessiner une pipe qui n’en n’est pas une. En Flandres, on est passionnés par le surréalisme. » déclarait le PDG de VRT.

Autre invitée majeure de la journée, Delphine Ernotte, présidente du groupe France Télévision. « Aujourd’hui il faut donner les clefs aux créateurs. » affirmait-elle. Ce discours, fort, met en avant la recherche de l’innovation dans une ère où la technologie évolue chaque jour.
Mais pour la présidente, la technologie, bien qu’outil d’anticipation, reste un simple outil. Il faut donc aller voir au delà car « jamais personne n’est tombé amoureux d’un algorithme » ajoutait-elle. L’une de ses ambitions majeures est de tourner France Télévision vers les jeunes en montrant que le service public a tout ce qu’il faut pour les faire rêver. Autre thématique abordée, la scène internationale. La présidente est très claire à ce sujet : « Il faut montrer que l’ouverture à l’Europe est une richesse et qu’ensemble on est plus forts. Les séries européennes sont la force de création de l’audiovisuel de l’avenir. » Et même si Delphine Ernotte prend en compte la possibilité de faire des erreurs, pour elle, il ne reste plus, à la télévision européenne, « qu’à mettre l’imagination au pouvoir. »

Dernier invité de cette journée, et pas des moindres, Reed Hastings, PDG de Netflix.

En 2018, Netflix a dépassé les 125 millions d’utilisateurs. Dix ans après être devenu une plateforme de streaming en ligne, la société a su fidéliser. Grâce, selon le PDG Reed Hastings, à la masse de contenus, qui « permet aux gens de regarder ce qu’ils aiment ». Ce qui peut résulter dans des risques, des paris : « certaines de nos séries ont eu des résultats fantastiques, certaines non. Nous laissons les créateurs  raconter une histoire, et parfois ça ne marche que pour peu de personnes ». Cette stratégie passe par l’investissement dans de nouveaux contenus. « Nous avons les poches profondes mais nous ne pouvons pas produire tous les projets » déplore Reed Hastings « J’ai hâte que notre budget devienne encore plus important ! »

Carla LORIDAN et Judith BARBE

 

Gilles Pélisson, PDG du groupe TF1

Devant le président de la région Haut-de-France Xavier Bertrand, Gilles Pélisson s’est félicité de l’état de la fiction dans le groupe TF1 dont il est le PDG. Les Bracelets Rouges, La Mante et bientôt Insoupçonnable : il énumère les hits qui sont, pour lui, « du local, du concret, touchant à des sujets de sociétés ». Ce succès est alors liés au médium sur lesquels ils sont diffusés : « l’idée c’est que la télévision apporte du lien social, le partage d’émotion en commun : le mariage princier à venir, la coupe du monde de football, ... »

Andrus Ansip, vice président de la Commission Européenne en charge du marché unique digital

« La créativité artistique est l’un des plus grands atouts de l’Europe ». Andrus Ansip a parlé quelques mots de français au pupitre, avant d’exposer la stratégie européenne concernant les séries. « Nous voulons que les créateurs soient mieux payés et mieux protégés. Nous voulons améliorer l’exposition des travaux. Nous voulons renforcer la créativité européenne pendant l’ère digitale ». Et puis, aussi, atteindre une plus grande audience.

Françoise Nyssen, ministre de la Culture

«  La France a les talents, les énergies pour aller plus loin » assure Françoise Nyssen, en annonçant un futur plan séries. Plus de moyens, plus d’exportations, plus de régulations, plus de coopération européenne étaient les maître mots de la ministre à la clôture des Lille Transatlantic Dialogues . Pour elle, la France se doit de défendre un « modèle de création et de diversité culturelle », remis en cause à l’heure des plateformes digitales, mais aussi par la manne financière que représente les séries. « Elles étaient un archipel dans le paysage audiovisuel, aujourd’hui un univers entier a émergé, un univers artistique, culturel, intellectuel ».

Judith BARBE

 

The Walking Dead, zombies mais pas que !

On connaît tous plus ou moins l’univers de la série télévisée d’horreur, The Walking Dead. Malgré la présence des producteurs de la série au forum professionnel ce matin au Grand Palais il n’était pas question de zombies mais il étaient bel et bien venus pour nous dévoiler tout ce qui tourne autour de cet univers.

Après l’achat des droits de merchandising par AMC Studio en 2010, du au succès du premier épisode (3,35 millions de vues) l’entreprise The Walking Dead se diversifie et donne naissance à Skybound Entertainment.

Cette nouvelle entreprise, dont l’un des slogans est « creators first » (les créateurs en premier), sort des codes de l’univers zombie pour se lancer dans d’autres projets comme la future adaptation du livre Invincible dans une série animée, en cours de développement ou encore la création de séries sur le marché international : Espagne, Allemagne,…

Mais cela n’a pas empêché les producteurs de parler de ce pourquoi ils ont été connus : The Walking Dead, en mentionnant tout particulièrement le lien fort qu’ils entretiennent avec les fans de la série.

Carla LORIDAN

 

CBS ou un pari sur l'entre-deux

Dans le cadre des nombreuses rencontres Meet the Commissioners qui rythment le forum professionnel de Séries Mania, ce jeudi était celle du réseau de télévision américain CBS. La représentante Meghan Lyvers, chargée de co-production et développement à l'international, nous a fait le plaisir de revenir sur la politique de diffusion des séries. La société revendique un certain sens du juste milieu sur de nombreux points, afin de placer la qualité au centre tout en touchant une audience large. Compromis entre focus sur les spectateurs traditionnels de télévision, et public de streaming aux demandes plus pointues ; ou encore entre personnages originaux et série accrocheuse sur le long terme. Meghan Lyvers a donc illustré la diversité des séries proposées en citant Twin Peaks, The Good Wife ou encore NCIS, séries familières aux oreilles des connaisseurs.

Leila BRUGERE

 

Et sur ce, rendez-vous vendredi pour une journée articulée notamment autour de la culture hip hop, où vous pourrez également, au choix, vous passionner pour des sociétés cannibale ou nudiste, ou rencontrer une certaine commissaire à toute épreuve.

 

 

Jour 6 : mercredi 2 mai

 

Un programme bien chargé en cette journée du mercredi 2 mai à Série Mania. Le choix a du se révéler difficile, mais ne vous en faites pas,  l’académie de l’ESJ Lille, tel un agent secret, à pu s’infiltrer partout .... Du Parcours Secret à Mange ta série, en passant par la rencontre avec Patrick Duffy et de nombreuses conférences, voici ce que vous devez retenir de cette journée.

 

 

Parcours secret : un « Sage » dans une église

Rendez-vous à l’îlot Comtesse pour le parcours secret, dont le principe est d’emmener le public dans un endroit inconnu pour assister à un concert privé. L’identité de l’artiste reste, bien entendu, secrète jusqu’au dernier moment.

La tension monte chez les participants, et les questions se bousculent : où va-t-on ? Qui va t’on voir ?

Le lieu pour ce concert était l’Église Sainte-Marie Madelaine. L’artiste ? Sage. Clin d’œil poétique, la performance y fut biblique. Transporté par les chansons douces, mélodiques et angéliques d’Ambroise Willaume, alias Sage, le public priait pour que le temps s’arrête, ou du moins s’allonge. Des sourires se dessinent, des têtes se balancent, des chœurs se forment, le public n’est pas déçu. Un plaisir pour les yeux et pour les oreilles.

Rafflenbeul Magali

 

Warrior : « Sois poli, sois professionnel mais débrouille toi pour toujours avoir un plan pour tuer les gens ».

La septième série en compétition officielle a été dévoilée en première mondiale au Nouveau siècle mercredi avec son équipe. Le scénariste Christoffer Boe évoque son désir de traiter le sujet de la marginalité avec des motards et des vétérans. Les problèmes de gangs de bikers sont importants et visibles au Danemark, ils sont même évoqués dans la presse. « J’aime l’aspect terroir, je voulais montrer les côtés magiques et ceux plus sombres de Copenhague ». Mais le thème n’est pas vendeur et peu de productions européennes s’y sont intéressées. La série sera tout de même prochainement diffusée sur Netflix.

 

L’enquête à la côte chez Channel 4

Au forum des projets et talents européens, c’est Simon Maxwell, directeur des séries dramatiques internationales, qui a représenté la chaîne publique britannique Channel 4. Au travers de l’appellation chaîne publique, on sous-entends que « l’argent gagné permet la création de série ». L’une des stratégies de Channel 4 devient alors « la représentation du Royaume-Uni dans tout ce que nous faisons, pour que les spectateurs se sentent chez eux ». Dans les cartons de la chaîne, « un tas de choses dont [Simon Maxwell] ne peut pas parler ». Moins de science-fiction pour plus de thriller et de séries policières. Parmi elles, Bagdad Central sur la guerre irakienne, Chimerica qui parlera démocratie et fake news ou encore Kiss Me First à laquelle certains d’entre vous ont pu assister à Séries Mania.

Judith BARBE

 

Le Danemark à jour niveau série

Borgen, The Killing, The Bridge,… ce ne sont que quelques uns des succès produits par DR, chaîne publique danoise, dont le directeur des séries dramatiques Christian Rank était présent au forum des projets et talents européens ce mercredi. « Nous avons été au premier rang de la révolution de la télévision et ça a été un vrai succès » dit-il, malgré les défis auxquels la chaîne fait face, entre concurrence de Netflix et coupe de budgets. DR s’est donc attaché à développer « des points de vue distincts sur le marché, notamment en discutant de la société dans laquelle nous vivons ». Sur le modèle de la dernière création de la chaîne, Warrior qui raconte la vie d’un vétéran de guerre devenu agent infiltré et qui concourt à Séries Mania. À retrouver le 3 mai à 12h, à l’UGC.

Judith Barbe

 

Voyagez en Espagne avec l’équipe de la Casa de Papel

Vivez le braquage le plus parfait de l’histoire dans l’une des dernières séries Netflix, la Casa de Papel.

Le succès de la série espagnole n’est pas uniquement basé sur un hold-up quasi parfait, sa vraie originalité repose sur la complexité des personnages, mais également sur son rythme : « Il faut que toutes les 5/10 minutes il y ait quelque chose qui se passe. » expliquait Alex Pina, le créateur de la série, ce mercredi au Grand Palais.

Son parti-pris en créant la série était de « Parler d’un hold-up parfait, mais avant tout mettre en avant des personnages qui jouent un role clef, car ils sont à la fois des anti-héros tout en étant très attachants, c’est ce qui fait la force de cette série. » expliquait-t-il.

La scénariste Esther Martinez Lobato ajoute, « On imagine souvent le braquage parfait effectué par des hommes. On voulait donc y ajouter une perspective feminine forte via des facteurs sentimentaux et des relations amoureuses, mais également par l’incarnation des personnages féminins tel que Tokyo. »

C’est donc grâce au mélange de tous ces facteurs avec des personnages forts que cette série a su se faire une place sur la scène internationale.

Carla Lordian 

 

Ventre qui garouille et papilles en émoi

Les 5 sens ont été mis à l’honneur ce mercredi à la Gare Saint Sauveur.

Au menu de cette conférence, animée par Olivier Joyard, journaliste aux Inrockuptibles, des repas de familles, des recettes ratées, des pulsions cannibales et même le Soup nazi… le tout regroupé dans des extraits allant de Friends,The Wire, Master of None,… à Hannibal.

Mais l’analyse du journaliste va au delà de la simple représentation d’un plat. Pour lui la cuisine permet de traiter de thématiques plus profondes comme les pathologies graves liées à la nourriture ou encore des enjeux tels que la religion.

La nourriture s’invite à present autour de la table en devenant un personnage à part entière, mais malheureusement « Les séries ne sont pas toujours là pour nous apprendre à bien cuisiner » expliquait Olivier Joyard.

Si la révolution des séries s’est faite en même temps que celle de la cuisine, les chaines continuent à utiliser la cuisine comme théâtre de dramaturgie et de création et cela n’est pas près de s’arrêter.

Carla Lordian 

 

Le retour de Bobby Edwing, 33 ans après sa mort.

Cette année, nous fêtons les 40 ans de la série Dallas. Pour l’occasion, Patrick Duffy était au festival Séries Mania et plus précisément à l’UGC devant une salle comblée pour revenir sur les moments drôles et émouvants qui ont marqué la série. Même si l’acteur a pu se faire remarquer dans d’autres séries comme Notre Belle Famille (Step by Step en version originale), la majeure partie de l’entretien tournait autour de Dallas et de Bobby Edwing, le personnage qu’il incarnait. Le public aura remarqué la réaction touchante de Patrick Duffy, ému aux larmes devant la prestation de Victoria Principal, qui jouait la femme de Bobby, dans un extrait diffusé au cours de la rencontre. L’acteur regrette la fin de la série. « Le dernier épisode de Dallas a été le pire que j’ai jamais vu de toute ma vie » a-t-il déclaré. Pour l’anecdote, Bobby est le premier et le dernier personnage que l’on voit dans la série et porte la même veste au début qu’à la fin.

Thibault Petit

 

Petit Malabar rebondit jusqu’au musée d’histoire naturelle de Lille.

Le générique entêtant de cette série d’animation a résonné de 15h à 19h mercredi. Familles et groupes scolaires sont venus assister gratuitement à 10 épisodes de la saison 1. Produit par Tchack et France 5 pour les « zouzous » de 3 à 7 ans, ce dessin animé vise à expliquer la création des éléments de la Terre et du système solaire. Un épisode en particulier s’intéresse aux « cailloux feux d’artifice » soit les météorites. Pour l’occasion, le musée a exposé la météorite de Bettrechies, vieille de 4,5 milliards d’années, une interaction pour les enfants qui peuvent la toucher. Une effigie à taille d’enfant de Petit Malabar et son amie la taupe était disposée pour être prise en photo.

Leila et Charlotte

 

Forum Pro : cérémonie d’ouverture et présentations des projets sélectionnées au Grand Palais. 

Le forum Séries Mania pour les professionnels a été introduit mercredi, par Laurence Herszberg au Grand Palais. Dans une salle pleine, la directrice générale a prononcé un discours pour remercier les partenaires, mais également pour mettre en avant l’ampleur qu’a pris le forum depuis sa création 6 ans plus tôt. « Avant, personne ne parlait de co-production. Et en tant que producteurs, vous trouviez le marché trop petit, vous empêchant de faire ce que vous vouliez. Aujourd’hui, le marché s’est agrandi et les productions voyagent dans le monde. ». Alice Delalande, chef du service fiction animation au CNC a également remercié les personnes présentes et les soutiens de ce forum.

L’ouverture s’est transformée en présentation « des séries de demain ». Parmi 370 projets provenant du monde entier, seulement 15 ont été choisi pour participer au forum. Une opportunité pour les producteurs de développer leur idée et de trouver des partenaires.

Charlotte Sebire

 

Soirée repas façon trône de fer

Rangées de tables immenses sur fond de musique médiévale, lumières tamisées et blasons des familles Stark, Targaryen, Lannister, et Baratheon vous rappellent une certaine série ? En effet, ce mercredi soir la Gare Saint-Sauveur ouvrait ses portes à l'occasion d'un repas inspiré de Game of Thrones. Les spectateurs pouvaient visionner des extraits commentés des différentes saisons, en dégustant un plateau TV concocté par des chefs réputés. Les 150 participants de chacun des deux services ont pu découvrir « l’œuf de dragon » en chocolat, ou encore « l’œil du marcheur blanc » en crème d'Isigny et confiture de fraises dans leur assiette. Organisé en partenariat avec Mange Lille, l'événement nous a aussi offert la présence d'acteurs grimés en Limier et Arya, personnages de la série, déambulant pour un soir sous la voûte aux allures sanglantes de l'espace d'exposition lillois. Encore heureux que l'événement n'ait pas fini à l'instar des Noces Pourpres.

Leila Brugère

 

Liberté et créativité : conversation entre 4 scénaristes

Le forum s’est poursuivi avec des conférences et des débats. Notamment, une discussion sur la liberté et la créativité avec 4 scénaristes : Hagai Levi (In Treatment), Bryan Elsley (Skins et Kiss me first), Toni Grisoni (The city and the city), Fanny Herrero (Dix pour cent). Interrogé sur l’impact des contraintes sur leur travail, T.G. avoue que les exigences lui permettent de trouver de l’inspiration et booste sa créativité. « Je suis toujours à la recherche de la contrainte qui me met à l’épreuve ». Tandis que la première chose que fait H.L. pour créer une histoire, c’est trouver la forme. Pour le traditionaliste B.E. la pression du temps est primordiale.

Les chaînes sur lesquelles sont diffusées les séries s’avèrent également être un obstacle à la liberté de création des auteurs. Comme pour F.H. et sa série Dix pour cent, initialement créée pour Canal+ mais qui a finalement été diffusée sur France 2 avec un public différent. Le script a donc dû être changé pour convenir à une audience plus familiale pour la première chaîne publique française. Mais ce n’est pas un problème isolé. Quand un show est marginal, il faut prendre des risques et s’engager davantage. B.E. a rencontré de nombreux problèmes dans sa carrière, il a été accusé, à tort, de faire de la pornographie et MTV était prêt à le poursuivre en justice. Il a été considéré comme l’homme le plus dangereux des Etats-Unis. Il en conclut que « La télévision peut parfois être hors de contrôle ».

Charlotte Sebire

 

THANKSGIVING : un couple dévoré par les secrets

« Amour sur fond d’espionnage » voici le thème de la série Thanksgiving. Cette trilogie de deux heures et demi réalisé par Nicolas Saada décrit l’histoire d’amour de Louise, créatrice d’un site de location d’appartements et Vincent cofondateur d’une start-up d’informatique.

Cette mini-série est centrée sur ces deux personnages principaux qui voient leurs sentiments bousculés par des événements extérieurs d’ampleur géopolitiques. À travers ce couple de doubles nationalités, c’est la relation de haine et d’amour entre la France et l’Amérique qui est traité explique le réalisateur. Cette fiction nous plonge également dans un suspens constant.

Allegret Amélie

 

Après une nuit de repos, fidèle à notre poste, retrouvez nous pour un nouveau compte rendu des évènements Séries Mania. Au programme la très attendue rencontre avec la réalisatrice Charlie Covell,  la table ronde, la séance de dédicaces de l’équipe du Baron noir et de nombreuses projections inédites. Si vous êtes plus du genre à vous la couler douce, ne ratez pas l’Apéromix à la gare Saint-Sauveur.

Jour 5 : mardi 1er mai

Si vous souhaitiez assister à toutes les projections, rencontres et animations d’hier, il fallait vous procurer le retourneur de temps d’Hermione Granger. Comme c’est plutôt compliqué, les étudiants de l’Académie ESJ Lille reviennent pour vous sur les temps forts qui ont rythmé cette cinquième journée du festival Séries Mania. Au programme, des médecins, des policiers, des animaux, un troc, un bingo, de la soupe et Westworld avant d’aller se coucher.

 

Troc culturel à Saint-So’

Tout l’après-midi, les visiteurs de la gare Saint-Sauveur ont pu échanger magazines, bandes-dessinées, livres, disques et DVD avec les exposants. « Ce qui est sur la table c’est ce que je troque, ce qui est dans la valise c’est ce que j’ai échangé » explique un exposant à un enfant qui s’intéresse à la marchandise. Si certaines personnes étaient venues les mains vides, ils ne seront pas repartis déçus. En effet, Télérama, partenaire de l’événement, avait installé un stand afin de distribuer gratuitement certains objets à échanger par la suite avec d’autres personnes. Un jeu auquel s’adonnent aussi bien les enfants que leurs parents.

Thibault Petit

 

La soupe mise à l'honneur

Festival international de la soupe, le nom peut faire sourire. Le 1er mai se déroulait à Wazemmes cet événement devenu un rendez-vous régulier de la région, et votre dévoué festival Séries Mania y faisait acte de présence. Le principe de la journée consiste en une enfilade de stands proposant un verre de soupe gratuite, soupes en compétition pour le prix de la louche d'or remis en jeu chaque année. De très nombreuses associations étaient présentes, à la fois sur des questions sociales, solidaires et écologiques ; mais on a pu retrouver également des syndicats dénonçant la sélection à l'université, les internes de psychiatrie de Lille ou la tente des Glaneurs du Marché. L'espace bondé et joyeux s'expliquait aussi par des événements en parallèle, tels que diverses sources de musique ou un crachat de noyau d'olives avec récompenses à la clé.

Leila

 

Kiss Me First : mortelle réalité virtuelle

Hier après-midi, l'UGC accueillait Brian Elsley, le créateur de Skins, pour la projection de sa toute nouvelle série Kiss Me First. Pas moins de quatre ans ont été nécessaires pour faire émerger la première saison composée de six épisodes et basée sur le roman de Lottie Moggach.

Pour présenter la série adressée une nouvelle fois aux jeunes adultes, Brian Elsley était accompagné de la productrice Melanie Stokes. Le créateur de Kiss Me First confessait entre autre "s'être entouré de jeunes écrivains et conseillers" pour cette série, en grande partie tournée vers l'animation.

Diffusée en France sur Netflix dès juin, Kiss Me First nous plonge dans un jeu virtuel constituant la seule échappatoire à une réalité trop brutale. La série, tout en dépeignant les dangers auxquels sont confrontés les jeunes s'abandonnant aux jeux virtuels, nous rappelle également la beauté qu'ils contiennent.

Info pratique : dernière protection aujourd'hui à 15h à l'UGC.

Léa Guyot

 

Mystery Road, la quintessence australienne en 6 épisodes

Après avoir voyagé pendant 25 heures, les deux producteurs australiens, Greer Simpkin et David Jowsey ont présenté au public et aux membres du jury leur première série télévisée mardi, au Nouveau Siècle. Cette production a été réalisée dans la continuité du long métrage du même nom pour pouvoir répartir un récit plus long avec le même personnage : le leader charismatique Aaron Pedersen (inspecteur Jay Swan). Sous forme d’enquête policière, l’histoire se penche sur le passé historique de colonisation de l’Australie où le racisme est un problème encore irrésolu. « Il faut être conscient de son passé pour comprendre son avenir » affirme le producteur. C’est dans la région des Kimberley, face à une chaleur écrasante et un environnement dangereux que l’équipe a dû tourner. Cette zone géographique a été choisie pour des raisons financières, mais surtout pour ses paysages splendides représentatifs de la beauté de la nature australienne.

Charlotte Sébire

 

Médecins de nuit : retour 40 ans en arrière

Plongés dans le Paris des années 70, on est surpris de revoir le décor de la série emblématique Médecins de Nuit, diffusée il y a maintenant quarante ans sur Antenne 2.
Cette série sociale, créée par Bernard Kouchner, retrace la vie d’une équipe de médecins en situation d’urgence dans le Paris de la nuit tout en mettant en avant des problématiques contemporaines très novatrices pour l’époque.

En effet, « Anna » épisode 2 de la saison 1, restauré en HD par l’INA et diffusé au Majestic ce mardi, aborde la thématique du harcèlement, qui est encore d’actualité de nos jours.

« C’est une série qui a marqué son temps et les thèmes qui y sont abordés montrent la modernité de cette série » affirmait Benoit Lagane, journaliste à France Inter et spécialiste de séries, venu commenter cet épisode.

Carla Loridan

 

The Looming Towers : CIA, Afghanistan et tours jumelles.

En 2006, le journaliste Lawrence Wright remportait un Pulitzer pour The Looming Tower. Douze ans plus tard, Amazon Prime l’adapte en tant que série, avec Tahar Rahim dans le rôle principal. Le pitch ? Ali Soufan, libanais d’origine, intègre l’équipe du FBI qui traque Al-Qaïda dans les années 1990. Les personnages ? Des ennemis qui se battent pour une même cause. Le titre ? À l’époque, Oussama Ben Laden avait menacé le monde occidental : il pouvait en « toucher les tours les plus hautes », les looming towers. Pierre Langlais, journaliste chez Télérama résume la série : « elle illustre le côté ubuesque du système américain et les egos surdimensionnés qui n’ont pas réussi à empêcher les attentats du 11 septembre ».

Info pratique : Séance de rattrapage le samedi 5 mai à 16H30 à l’UGC.

 

Judith Barbe

 

Enquête policière et syndrome d’Asperger

A l’UGC, Sophia Helin aka Saga Norén dans la série The Bridge répondait aux questions de Pierre Sérisier. L’entretien s’est majoritairement porté sur les aspects psychologiques du personnage de Saga, personnage principal que l’on suit au fil des épisodes. Après trois saisons et quatre remakes, l’histoire de l’enquêtrice suédoise au syndrome d’Asperger intéresse toujours autant. Que ce soit avec sa mère ou ses amis, les relations qu’elle entretien sont toujours complexes du fait de la difficulté de communication. Jouer un tel personnage mérite donc une réflexion intense d’autant plus que son caractère est relativement éloigné de celui de son interprète. « J’ai compris qu’elle était très seule. […] A partir de là, j’ai pu me glisser dans la peau du personnage. » expliquait l’actrice Sophia Helin.

Thibault Petit

 

Les animaux malades de la peste : illustration de la crise de 2008

En compétition française ce mardi au Majestic, une adaptation du roman de Nicolas Mathieu, réalisée par Alain Tasma avec l’aide de l’auteur et de France 3. Producteur, créateur, scénariste, réalisateur et acteurs étaient au rendez-vous pour introduire, dans une salle comble, le récit contemporain Aux animaux la guerre. Une histoire qui aborde les conséquences sociales et économiques de la crise de 2008, notamment la désindustrialisation qui a pris place petit à petit dans l’ensemble du pays. On retrouve des personnages forts, interprétés par Olivia Bonami (Rita) et Rod Paradot (Jordan), pour évoquer des problèmes de relations familiales et amoureuses mais également des situations plus mouvementées avec le culturiste professionnel Florent Dorizon qui joue le rôle de Bruce.

Charlotte Sébire

 

Autonomies : quand la fiction rencontre la triste réalité

Dans une Israël scindée en deux, Tel-Aviv, Etat laïque et moderne d’une part et « l’autonomie » de Jerusalem, minorité forte de juifs ultra-orthodoxe de l’autre, une sage femme avoue avoir échangé 2 bébés à la naissance, 7 ans plus tôt. Voici le point de départ d’Autonomies, 2e série israélienne en compétition. L’occasion de voyager quelques instants et de partir à la découverte d’une nouvelle culture. Mais lorsque l’on observe de plus près les thématiques abordées : corruption, tromperie ou encore mensonge au sein d’une société juive divisée, on ressent un réel parti pris des réalisateurs Yehonatan Indursky et Ori Elon, venus présenter leur série lors de cette première mondiale ce mardi au Nouveau Siècle. Peut-on alors parler de série d’anticipation face au contexte actuel d’Israël ? « C’est une série forte, qui n’est pas si loin de la réalité » affirme Daniella Kertesz, actrice jouant le rôle d’Anna.

Info pratique : nouvelle et dernière diffusion mercredi à 12h au Majestic

Carla Loridan

 

BINGO !

Petit carton dans une main, jetons dans l’autre, ce soir on a joué au Loto Série Mania.

Animé par deux jeunes enthousiastes du Comité Extraordinaire du Loto Français (CEFL), la soirée était rythmée de vannes autour de chiffres et de nombres. Plus rien à voir avec un sport de vieux. Les heureux gagnants ont pu repartir avec des supers lots thème série, avec toujours une pointe d’humour : un lot Games of Thrones avec l’épée de Jon Snow, un papier peint « mur » et une truelle car « Le mur est cassé. ». Le plus beau lot reste tout de même l’intégral des scripts de Mad Men accompagné du livre explicatif. De quoi en faire rêver certains. Verdict ? Même si le carton n’était pas gagnant, ce fut une vrai partie de plaisir, pour petits et grands.  

Magali Rafflenbeul

 

Westworld : carton plein pour la saison 2

Ce soir, il fallait être à l'heure pour se frayer une place parmi la foule réunie à l'UGC pour la projection du soir. Le public était venu nombreux assister aux deux premiers épisodes de la seconde saison du succès made in HBO. Charlotte Blum, une journaliste d'OCS, la chaine qui diffuse Westworld en France, était venue résumer l'intrigue pour le moins complexe de la série. L'adaptation du film des années 1970 Mondwest relate les trajectoires d'humanoïdes dans un parc futuriste. Réalisée par Jonathan Nolan et sa femme Lisa Joy, la série d'un genre inclassable a rapidement conquis son public l'année dernière… et reproduira probablement l'exploit cette année.

Léa Guyot

 

Une journée bien remplie donc, même si nous nous la sommes partagée entre sept rédacteurs. Mais ne vous inquiétez pas, nous ne manquerons pas de continuer à vous débriefer chaque journée à Séries Mania après une bonne nuit de sommeil !

Jour 4 : lundi 30 avril

La pluie n’a pas épargné la capitale des Flandres en cette quatrième journée de festival. Pourtant, le mauvais temps n’a pas effrayé le public, venu nombreux découvrir la riche programmation du jour. Au Nouveau Siècle hier soir, la file d’attente s’étendait même jusqu’à la rue Nationale. Avant cela, les connaisseurs ont pu faire la rencontre du showrunner Carlton Cuse quand les curieux ont fait le choix de se rendre à diverses projections ou autre conférence. Cette nuit, les plus courageux se sont quant à eux réunis au théâtre Sébastopol pour un Marathon Comédies qui s’est achevé à l’aube. 


Fénix renaît de ses cendres

Sorti d’école en 2014, Shariff Korver, producteur, scénariste et metteur en scène est venu nous présenter son panorama international au Majestic hier. Son œuvre, d’un esthétisme particulier et à la musique originale, est inspirée de faits réels. Voulant dénoncer les crimes récurrents causés par le trafic d’ecstasy aux Pays-Bas, le metteur en scène a un vrai souhait de création artistique et de  « trouver sa signature », avec sa première série. Le public s’est montré critique et avec des opinions nuancées. « Ce n’est pas une production faite pour tout le monde » avoue le jeune hollandais qui explique l’avoir créée sans penser aux spectateurs. Shariff Korver exprime son envie de faire revenir les personnages dans leur province natale du Brabant, reflétant un sentiment personnel. Alors pourquoi Fénix ? Pour les générations qui se succèdent dans la série mais aussi pour le son discret du « x », faisant penser à l’ecstasy.

 

Formats courts : la comédie, une « arme très utile »

Chez Fucking Adelaide, qui sera prochainement diffusée sur ABC, à chaque épisode, un nouveau point de vue. La famille d’Eli se réunit dans leur maison d’Adelaide. Dans une ville « très belle, mais pas très excitante » selon les mots de sa créatrice, Sophie Hyde. « Mais c’est ma maison, et je trouve qu’elle n’apparaît pas assez souvent à l’écran »

Le décor est en revanche plus inattendu pour Doxa, la dernière production de Studio 4. L’institut de sondage dans lequel travaille Arthur. « Nous voulions mettre en avant les humains derrière tous ces chiffres qu’on nous présente comme implacables » explique Alexandre Pierrin, le créateur de la série. Un « quotidien surréaliste » pour des personnages aux caractères bien trempés pour une série décalée.

Infos pratiques : dernière séance le jeudi 3 mai à 12H30 au Majestic

 

Table ronde : Les minorités dans les séries à l’ère de la présidence Trump

Comme l’expliquait Ronan Ludot-Vlasak, professeur d’études américaines et animateur de cette table ronde au Palais des Beaux-Arts, « la campagne de Donald Trump a mis à l’écart les minorités tout en les ramenant sur le devant de la scène. »

Anne Crémieux, Sarah Hatchuel, Sebastien Lefait et Monica Michelin, sont des spécialistes des séries anglophones. Ils avaient chacun sélectionné un extrait de l’une d’entre elle pour aborder une thématique en lien avec la représentation des minorités.

Parmi elles : Greys Anatomy et Dear White People pour illustrer les violences policières sur la communauté afro-américaine, Sense 8 pour parler des personnes transgenres et de la communauté LGBT et enfin Twin Peaks pour évoquer les violences faites aux femmes. Ils ont pu, par la suite commenter l’extrait qu’ils avaient choisi en le replaçant dans le contexte de l’Amérique d’aujourd’hui.

En effet, entre projet de construction d’un mur séparant les États-Unis du Mexique, l’affaire Weinstein et les manifestations à Charlottesville, le constat fait froid dans le dos. Mais le rôle éducatif que joue les séries, en offrant une représentation à ces minorités, nous donne l’espoir d’un monde plus tolérant et égalitaire.  

 

Carlton Cuse, le dévoreur de séries

La rencontre du jour se passait à l’UGC avec Carlton Cuse. Le showrunner et réalisateur répondait aux questions d’Olivier Joyard, journaliste pour les Inrocks. Carlton Cuse expliquait notamment le métier de showrunner qui n’existe pas dans la production des séries françaises. Pour lui, un showrunner est un « sprinter », il peut tout faire. De la rédaction du scénario au marketing en passant par le choix du casting, c’est un « catalyseur ».

Ce goût de la télévision, il le tient des heures qu’il a passé devant le poste au lieu d’aller jouer dehors. En août 2018, après Bates Motel et Lost, il reviendra avec Jack Ryan, une série d’enquêtes sur le terrorisme qu’il a créé avec Graham Roland. En attendant, Carlton Cuse avait apporté avec lui deux extraits de la série qu’il a partagé en exclusivité mondiale avec les spectateurs de l’UGC venus le voir.

 

The Split : une famille à l’épreuve du divorce

« Féminité » : le ton de la soirée est donné par Laurence Herszberg, la directrice du festival, juste avant le début de la projection. Car dans The Split, les femmes sont partout. A la création, à la réalisation, à la production et surtout à l’écran. La série britannique relate les forces et les failles de cinq générations de femmes sous le prisme juridique.

Les Defoe sont de redoutables avocates spécialisées dans les divorces. Pourtant, derrière leur indépendance et leur détermination, les trois sœurs de la famille sont rongées par l’abandon de leur père. A travers ce drame familial situé à Londres, surnommée « la capitale du divorce », la scénariste Abi Morgan dépeint le « phénomène universel » de la séparation par l’entremise de personnages attachants.

Infos pratiques : dernière séance aujourd’hui à 12H30 à l’UGC

 

De gauche à droite, la scénariste, la productrice et l’une des actrices de la série résolument féminine.

 

Keplers : Un polar social en Calaisis

On retrouve à l’écran un duo pour le moins étonnant mais assez complémentaire : Marc Lavoine dans le rôle de Samuel Kepler, ancien policer à la PJ de Paris muté à Calais et père de famille, et Sofia Essaïdi dans la peau d’Alice Haadad, policière à fort caractère, spécialisée dans le cas des migrants.

La fraicheur et l’énergie d’Alice mélangées à la personnalité psychologiquement instable de Samuel, devenu schizophrène et possédant quatre personnalités suite à un traumatisme lors d’un raid ayant mal tourné, font de cette série un vrai polar social, abordant des questions de société comme la situation des migrants à Calais à travers la disparition d’une fille de 17 ans : Lucie Martel.

Les comédiens, venus rencontrer leur public à l’UGC aux côtés de l’équipe du film, étaient à la fois stressés et émus en découvrant eux-aussi en avant-première les deux premiers épisodes de la saison 1 qui sera diffusée cet hiver sur France 2. C’est sous les applaudissements que Sofia Essaïdi et Marc Lavoine ont quitté le public lillois.

 

Endurance et éclats de joie pour le Marathon Comédies à Sébastopol

Pose photo pour l’équipe de Vingt-Cinq, une comédie produite par Géraldine Nakache.22h, Théâtre Sébastopol. La salle remplie est festive pour le Marathon Comédies. L'ambiance semble presque familiale, le public s'installe pour la nuit, bière à la main. La diffusion de 8 différentes séries a en effet duré jusqu'au petit matin, avec quatre des huit équipes qui ont prononcé quelques mots avant chaque série. Des comédies certes, mais faisant appel à de nombreux registres. La production française « Vingt-Cinq », en avant-première mondiale, dépeint la perte de repères d'une bande d'amis à l'âge éponyme. La seconde projection, israélienne, fait étonnement écho à la précédente dans le sentiment de perdre pied, en abordant maladie et suicide de personnages plus âgés. Malgré des thèmes difficiles, la salle rit aux éclats, rires renouvelés par le remake satirique des films d'espions britishs qui suit. Projections donc qui se succèdent sans se ressembler, et surtout sans lasser les spectateurs, qui sont repartiront à l'aube, le teint blême mais ravi.

 

C’est tout pour ce matin…Mais SERIES MANIA continue de battre son plein alors que débute aujourd’hui la seconde moitié du festival ! Rendez-vous demain pour un debrief des événements du jour. Au programme : un grand troc culturel, un flashback dans les années 1970 avec Médecins de nuit, la poursuite de la compétition officielle avec Mystery Road et la deuxième saison tant attendue de Westworld.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter à tout moment le programme du festival et la billetterie en ligne.

 

De Léa GUYOT, Charlotte SEBIRE, Carla LORIDAN, Judith BARBE et Thibault PETIT.

Jour 3 : Dimanche 29 avril

Au programme de ce 3ème jour de festivités : diffusion d’un épisode exclusif de Capitaine Marleau, des Formats courts venus tout droit du Canada, une rencontre inédite avec la bande de SKAM et des femmes mises à l’honneur dans les 2 séries en compétitions aujourd’hui : An Ordinary Woman et American Woman.
Voici ce que vous pourrez lire dans le recap’ de la journée du Dimanche 29 Avril effectué par les étudiants de l’Académie ESJ.


Capitaine Marleau de retour sur sa terre lilloise

À leur entrée, les applaudissements sont assourdissants. Corinne Masiero, actrice du rôle titre (et roubaisienne), et sa réalisatrice Josée Dayan sont accueillies à l’UGC par une foule de fans. Il faut dire que la série a du succès : plus de huit millions de spectateurs pour l’épisode le plus populaire. Grâce, notamment, à un personnage fort : le capitaine Marleau, avec son accent du Nord, sa chapka signature et une interprète qui ressemble à son rôle. « Vous avez toujours voulu être actrice ? ». La réponse de Corinne Masiero fuse : « Non, je trouvais ça un peu gnan gnan ». Après la rencontre, le douzième épisode de la série, produite et diffusée par France 3, a été présenté en avant-première. L’occasion de retrouver, au côté de l’emblématique héroïne, Pierre Perret, Dominique Besnehard ou Pierre-François Martin Laval.

Judith BARBE

 

La bande de SKAM réunie au Majestic

Adaptation de la série norvégienne du même nom, SKAM France raconte les péripéties de 5 lycéennes : Emma, Manon, Daphné, Imane et Alexia.
Entre premiers amours, potins et amitié, cette série, exportée internationalement, aborde également des sujets plus complexes comme le féminisme ou la religion.

« C’est important pour nous de montrer l’exemple à nos spectateurs à travers nos personnages » affirmait Lula Cotton-Frapier (Daphné).

Après une rediffusion de l’épisode 4 et une diffusion en avant première de l’épisode 5 de la saison 2, les 5 comédiennes, accompagnées du charmeur de la bande Charles, avaient donné rendez-vous à leurs fans pour une rencontre inédite. Venus très nombreux, ils ont pu partager photos et autographes avec leurs personnages préférés.

Carla LORIDAN

 

Mère de famille, fleuriste et proxénète

An Ordinary Woman, une série forte à l’effigie de la gente féminine qu’elle représente. Pour une venue exclusive entre deux tournages en Russie, le producteur explique « Parfois les femmes ont besoin d’être très fortes et c’est ce que raconte notre histoire ». Une production universelle sur les femmes et la manière dont elles se battent dans leur quotidien soulignant les compromis faits et l’infantilisme des hommes qu’elles doivent combler. L’héroïne, interprétée par Anna Mikhalkova (Marina) décrit son personnage comme « prêt à sacrifier un peu pour préserver beaucoup ». Marina est à la recherche du bonheur mais, submergée par les péripéties, elle peine à l’atteindre. « Sous prétexte d’une fiction détective, on aborde des drames qui touchent beaucoup de familles. ».

Charlotte SEBIRE

 

Formats courts : Ô Canada, ô Canada !

Dans le premier, une jeune Française tente de résoudre la disparition d’une adolescente dans une petite communauté rurale, Red Creek. « On savait deux choses avant de commencer : on voulait faire un thriller et on voulait de la neige » explique son producteur et scénariste Aurélien Molas. Le Canada devient alors le parfait décor. Les dix épisodes seront disponibles dès le 7 mai, sur l’application Studio +.

Sylvain Le Magnifique, lui, est Montréalais. Même décor, mais personnages bien différents. C’est « un magicien mais qui fait de la magie pour de vrai. Il est has been, ne sait pas trop ce qu’il fait » résume son producteur Martin Henri. L’humour est absurde, les célébrités nombreuses. Il faudra attendre le 18 mai pour visionner la suite des aventures de l’illusionniste paumé sur le site de la télévision publique de la région Québec.

Judith BARBE

 

(Infos pratiques : Pour ceux qui n’auraient pas pu assister à ces projections, Red Creek et Sylvain Le Magnifique seront rediffusés le mercredi 2 mai à 12h45 à l’UGC)

 

Allo maman bobo

Que faire quand votre enfant raconte partout que vous n'êtes pas ses parents mais que sa vraie maman va bientôt venir le chercher à bord d'une fusée ? C'est le point de départ ambitieux de Maman a tort, nouveau thriller en six épisodes de France 2, adapté du best-seller de Michel Bussi. Entre Malone, 4 ans, et une bande de braqueurs en fuite, la capitaine Marianne Aubrais (Anne Charrier) nous plonge dans les paysages du Havre, et quelques décors des Hauts-de-France, comme nous l'a révélé François Velle, le réalisateur, à qui l'on doit notamment plusieurs épisodes de Bones. Servie par des personnages forts, qu'Anne Charrier a mis en lien avec les héroïnes de Bron et The Killing, cette nouvelle fiction n'a, pour le moment, pas de date de diffusion officielle mais devrait arriver très prochainement sur France 2.

Morgane JEANNESSON

 

Chris Brancato, président du jury et auteur-producteur du XXIème siècle : retour sur 24 ans de carrière

Ayant toujours eu la fibre de l’écrivain, Chris Brancato hésitait dans son enfance à choisir son avenir : écrivain ou journaliste. Il est finalement devenu auteur-producteur et nous a présenté son parcours ce dimanche, à l’UGC avec l’aide de Pierre Langlais, journaliste de Télérama. Il a commencé en tant que mercenaire, il cherchait à mettre un toit au-dessus de sa tête et il s’est vite rendu compte qu’un scénario d’épisode rapportait gros. Par la suite, il a gravi l’échelle très rapidement, en passant de rédacteur en chef à son poste actuel. De son début de carrière avec 90210 Beverly Hills à Narcos, ses expériences lui ont appris à devenir un professionnel et à comprendre le pouvoir des moyens de communication. Son rôle est de trouver un angle unique et de présenter son personnage d’une façon peu orthodoxe dans l’espoir de se démarquer et de faire vendre.

Charlotte SEBIRE

 

American Woman : la Wonder Woman des années 70’

Un représentant de Warner Bros, Benjamin Broclawski nous a introduit la série américaine en compétition, pour sa première diffusion mondiale. Au Nouveau siècle, ce dimanche, nous avons fait un retour en arrière jusqu’à la deuxième vague féministe, dans le Beverly Hills des années 1970.
Après avoir tenu tête à son mari, l’héroïne, Bonnie (Alicia Silverstone) se bat pour élever ses enfants et trouver du travail dans un monde où la place de la femme est quasi-inexistante. Avec ses deux meilleures amies, elles vont trouver ensemble la voix de leur propre indépendance dans un monde qui était jusque-là réticent. Inspirée d’une histoire vraie, celle de la jeunesse de Kyle Richards, cela nous fait réfléchir. Quand on y pense, c’était il y a 50 ans à peine…

Charlotte SEBIRE

 

Et voilà encore une journée bien remplie qui s’achève !
On se retrouve demain pour le débrief des nouvelles projections et recontres : Doxa et Fucking Adélaïde (Panorama International) ou encore The Split (Compétition officielle), suivie d’un débat avec toute l’équipe de la série. Mais également pour des rencontres inédites avec notamment Carlton Cuse, créateur de Bates Motel et scénariste de Lost. Sans oublier la table ronde au Palais des Beaux-Arts consacrée au minorités dans les séries à l’ère de la présidence Trump.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter à tout moment le programme du festival et la billetterie en ligne.

Jour 2 : samedi 28 avril

Le festival s’est remis de ses émotions de la veille, lors de la cérémonie d’ouverture, pour accueillir, en ce deuxième jour de festivités, les premières diffusions des séries en compétition. Au programme : des projections de formats courts, des formats traditionnels, des rencontres, des débats. Voici la journée du samedi 28 avril à Séries Mania vu par les étudiants de l’Académie ESJ.

 

Formats courts : une génération perdue entre Oslo et Beyrouth

« Vous devriez vraiment faire une série sur nos expériences ». C’est après cette conversation avec le chauffeur de son taxi qu’Øyvind Holtmon a voulu créer Oslo Zoo. Le réalisateur raconte une jeunesse « paumée », entre l’importance du statut social et de l’image renvoyée dans le monde contemporain, à travers l’histoire d’Amir, le personnage principal. Tous les épisodes de cette production norvégienne peuvent être regardés indépendamment, chacun représentant, selon les mots de leur créateur, « les cages d’un même zoo ».

De l’autre côté de l’Europe, Rabih TV, le thriller libanais produit par Karim Safieddine met en avant la jeunesse perdue dans la violence quotidienne. Rabih, personnage éponyme interprété par Said Serhan, représente le symbole d’un problème générationnel avec une violence « très brute, honnête et maladroite ». La série sera diffusée prochainement par satellite dans tout le Moyen-Orient puis en VOD à l’international.

Infos pratiques : dernière diffusion dimanche 29 avril à 14h30 à l’UGC.

Judith BARBE et Charlotte SEBIRE

 

Jeremy Podeswa : grand réalisateur du petit écran

Il a réalisé Six Feet Under, Rome, The Handmaid’s Tale et Game of Thrones, samedi nous rencontrions Jeremy Podeswa. C’est dans la salle 9 de l’UGC que nous avons pu passer une heure et demie aux côtés de ce réalisateur pour une rencontre ponctuée d’extraits desdites séries. Celle-ci nous a permis de découvrir son quotidien, notamment sur les tournages de Game of Thrones où travaillent 900 personnes dont deux équipes qui tournent en continu.

Cependant, cet homme aux 31 ans de carrière confiait pendant l’entretien que les séries n’étaient pas son domaine de prédilection et qu’il préférait initialement se diriger vers le cinéma. Une chance pour nous qu’il ait changé d’avis sur le petit écran sans quoi, les premier et dernier épisodes de la dernière saison de Game of Thrones auraient été bien différents.

Thibault PETIT

 

L’équipe d'On the spectrum en « état de grâce » pour la première mondiale

Rencontre au Nouveau Siècle des acteurs et réalisateurs de la série israélienne On the spectrum, émus, pour la première mondiale. C’est une histoire personnelle qui est à l’origine du projet des créateurs Dana Idisis et Yuval Shafferman. A travers une réalisation basée sur la vie de trois héros autistes, ils ont voulu montrer que les personnes souffrant d’autisme sont « comme vous et moi », ils ont simplement une appréhension différente des activités quotidiennes. « Pour jouer ces rôles, on a dû se connecter à notre soi profond, faire tomber le masque et montrer ses émotions dans l’excès, ce qu’on s’empêche de faire en société », expliquent les trois acteurs principaux Niv Majar, Neomi Levov et Ben Yosipovich. La série devrait être diffusée fin mai en Israël, en espérant, par la suite, la voir arriver en France.

 

Infos pratiques : dernière diffusion dimanche 29 avril à 13h au Majestic.

Charlotte SEBIRE

 

« Vous avez été piraté »

Titre choc que l’on peut découvrir sur l’affiche de la dernière saison du Bureau des Légendes, série diffusée depuis 2015 sur Canal +.

Ce samedi à 17h, l’UGC Ciné Cité Lille accueillait Alex Berger, le producteur de la série, mais également deux têtes moins anodines pour les fans du département de la DGSE : Jonathan Zaccaï (Raymond Sisteron) et Gilles Cohen (Marc Lauré, dit Moule à gaufres).Cette première rencontre de la section fan club du festival, animée par le journaliste Charles Martin, était riche en surprises : démarrage en puissance avec un making-off de la saison 4 où, entre images inédites et coulisses de tournage, on a pu apercevoir Mathieu Kassovitz, plus connu sous la légende « Malotru », faire une dédicace aux spectateurs Lillois. Puis après quelques questions de Charles Martin pour en apprendre un peu plus sur les personnages incarnés par Jonathan Zaccaï et Gilles Cohen, les spectateurs ont pu à leur tour échanger avec les comédiens.

Cependant, bien que le tournage de la saison 4 et l’écriture de la saison 5 aient débuté en février, les fans devront se montrer patients jusqu’à sa diffusion prévue à la rentrée prochaine. Annoncé pour mi-octobre, le retour de la DGSE s’annonce difficile avec notamment un tout nouvel obstacle : la cyberguerre et également l’apparition d’un nouveau personnage incarné par Mathieu Amalric. Une chose est sûre, le teaser (de 5 secondes) est prometteur pour une nouvelle saison encore pleine de rebondissements pour ces hommes de l’ombre.

Carla LORIDAN

 

Après la pluie, la fin des temps

« En Scandinavie, les choses sont toujours planifiées. Nous voulions voir ce qui restait quand les choses sont déréglées ». C’est comme cela que le danois Jannik Tai Mosholt définit la série qu’il a créée pour Netflix, The Rain. Monde post-apocalyptique, pluie mortelle et bunkers secrets, l’univers de The Rain, projetée ce samedi au Nouveau Siècle, est pour autant selon son producteur Esben Tolt Jacobsen « particulièrement d’actualité, puisqu’il traite de ce que l’humanité cherche à devenir ». Et surtout, pas si loin du territoire français. Selon le co-créateur de The Rain, « l’apocalypse, on se dit que c’est toujours ailleurs ».  Alors que nous sommes, finalement, à seulement deux gouttes d’une catastrophe planétaire.

Infos pratiques : dernière diffusion dimanche 29 avril à 12h à l’UGC.

Judith BARBE

 

Meurtres au Colisée  

On finit la journée avec une série française : Les Petits Meurtres d’Agatha Christie. Au Colisée de Roubaix, les festivaliers étaient 1557 à suivre les nouvelles aventures du commissaire Laurence, sa secrétaire Marlène et la journaliste Alice Avril. On ne parle plus ici d’« épisode » mais de « film ». Entre Alice qui perd la mémoire et le commissaire qui fait face à sa plus grande peur, les rebondissements ne cessent de nous surprendre dans cette adaptation du Noël d’Hercule Poirot ici intitulée Meurtres en Soldes. L’épisode sera diffusé en septembre sur France 2. Après une bonne dose de mystère et d’humour, la projection s’est suivie d’un entretien avec les cinq acteurs principaux, la scénariste et la productrice. Les spectateurs ont également eu le privilège de faire la rencontre des véhicules de la série, comme le fameux scooter d’Alice Avril ou la voiture du commissaire Laurence, qui étaient disposés à l’entrée du Colisée.

Thibault PETIT

 

 

Une journée riche en événements s’achève pour laisser place à un autre jour avec de nouvelles activités. Des rediffusions des séries en compétition sont programmées pour ceux qui ont manqué celles de la veille mais aussi de nouvelles projections inédites et un concert au Tripostal en fin de journée. Les animations sont toujours présentes pendant toute la durée du festival et vous pouvez consulter le programme en ligne. Vous étiez nombreux samedi aux différents points de rendez-vous de la MEL, en espérant que vous soyez encore plus nombreux dans les jours à venir.

Jour 1 : vendredi 27 avril

C’était le grand jour pour la nouvelle édition du festival Séries Mania. Hier, les festivaliers  ont pu découvrir une partie des infrastructures telles que le Nouveau Siècle et le Tri Postal qui accueilleront pendant neuf jours les visiteurs. Programme léger mais pas des moindre, après l’ouverture du Tri Postal et son exposition, c’était la cérémonie d’ouverture présentée par l’animatrice Alessandra Sublet.

Une ministre dans l’Upside Down

Séries Mania, jour un, 17 h 02. Le Village festival by Crédit Mutuel (au Tripostal) a ouvert son exposition au public depuis quelques heures. Trois invités particuliers franchissent les portes. La maire de la ville de Lille, d’abord, Martine Aubry. Le président de la région ensuite, Xavier Bertrand. Et la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Chacun découvre, avec la directrice du festival Laurence Herszberg en tant que guide, les œuvres présentées. La reconstitution de décors, les ateliers pédagogiques et même la réalité virtuelle ; les invités passent par toutes les étapes. « La série est un genre qui fidélise ses spectateurs » explique Françoise Nyssen, au micro de la web radio de Séries Mania. Ce qui est sûr c’est que les deux élus locaux, eux, en sont friands. Pendant la visite, Martine Aubry et Xavier Bertrand en discutent : « On parle série, on débriefe les dernières que l’on a vues ! ». Rappelons que le Tri Postal est ouvert tous les jours pendant la durée du festival, de 10h à 20h.

Et clap ! Action !

La cérémonie d’ouverture : après une impressionnante chorégraphie, les invités et ceux qui avaient eu la chance de réserver leur billet avant l’épuisement des places ont pu faire la rencontre du jury composé de Pierre Lemaitre, Clovis Cornillac, Maria Feldman et présidé par Chris Brancato. La fine équipe sera notamment chargée de départager 10 séries du monde entier lors de la compétition officielle. N’oublions pas que vous pouvez accompagner le jury dans leurs décisions en votant pour votre série préférée !
Au cours de cette cérémonie, si on pouvait également y croiser des acteurs tels qu’Isabelle Adjani, David Mora (Scènes de ménages) ou encore Assaâd Bouab (Dix pour cent), il n’étaient pas les seules stars de cette soirée magique. En effet, l’attention était tout particulièrement centrée sur l’équipe de la série HBO Succession composée de son créateur Jesse Armstrong et des comédiens Hiam Abbass et Brian Cox, dont le premier épisode était diffusé en avant-première mondiale ce vendredi soir au Nouveau Siècle.

On y retrouve Brian Cox dans la peau de Logan Roy, père de famille à la tête d’un empire médiatique dans un drame familial sombre et cynique en plein cœur de New York.

De quoi attiser notre curiosité pour découvrir la suite des projections pendant ce festival !

Ainsi s’achève notre première journée au festival Séries Mania mais on se retrouve dès demain pour un nouveau débrief des rencontres, animations et festivités en compagnie des équipes du Bureau des Légendes et des Petits meurtres d’Agatha Christie ainsi que de Jeremy Podeswa, réalisateur de la série culte Game of Thrones

Judith Barbe, Carla Loridan et Thibault Petit pour l’Académie ESJ

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